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le chiffre de Janvier

37%

Des actifs confient que leurs espaces de travail sont insuffisamment équipés pour travailler à distance.

L'interview

Marc Trilling

CEO Saegus

Revoir l'émission sur BFM Business

Des appels vidéo aux conversations instantanées via les réseaux sociaux, l’adoption des nouvelles technologies a été massive dans la sphère privée, alors pourquoi pas en entreprise ?

L'oeil de l'expert

Rappelons-nous : l’espace de travail du collaborateur, longtemps résumé au téléphone et à l’ordinateur portable est devenu polymorphe en intégrant toujours plus d’outils de collaboration et de communication.

Technologies et entreprises

20 ans. Depuis 20 ans, le podium des outils de collaboration professionnels les plus utilisés reste inchangé, toujours occupé par l’email, les SMS, et les réunions. Et pourtant, les usages personnels eux, ont bien évolué. Des appels vidéo, aux conversations instantanées via les réseaux sociaux, l’adoption des nouvelles technologies a été massive dans la sphère privée, alors pourquoi pas en entreprise ? ​ - D’abord parce que l’entreprise a besoin de temps pour mettre en place ces technologies, et même si ces dernières sont dans le cloud, leur déploiement ne peut se faire sans le respect de sa sécurité et confidentialité. Il en va de même pour son interfaçage avec les autres services de son système d’information, surtout lorsque les salariés sont amenés à les utiliser au quotidien. Mise aux normes et intégration, deux chantiers qui prendront forcément du temps donc.​ - Ensuite, parce que même si les usages privés semblent proches de ceux en entreprise, dans les faits ils sont radicalement différents et visent un autre objectif : le travail professionnel. Et cela requiert un environnement et des outils adaptés à la productivité professionnelle qui ont toujours fortement besoin d’être accompagnés. Accompagnement de l’adoption, toujours le parent pauvre des projets dans le numérique.

Des espaces de travail polymorphes

Rappelons-nous : l’espace de travail du collaborateur, longtemps résumé au téléphone et à l’ordinateur portable est devenu polymorphe en intégrant toujours plus d’outils de collaboration et de communication. A tel point qu’il devient difficile de préciser les contours exacts de son étendue : du portail de l’entreprise, aux applications spécifiques sur smartphone, en passant par les classiques emails et autres outils de discussions en ligne, le choix est souvent trop large pour que le salarié puisse en tirer parti, à défaut même de savoir ce qu’il peut ou doit utiliser. Cela explique d’ailleurs un autre chiffre préoccupant : 15 minutes. C’est la durée moyenne perdue en réunion, impliquant des participants connectés à distance avant de pouvoir démarrer. Problème de connexion, de réseau, de caméra, de son… des problèmes souvent liés à l’interconnexion entre le matériel physique et les outils numérique.

Le Phygital Workplace

A ce constat semblerait répondre une nouvelle tendance inspirée par le monde de la distribution, et accélérée par le cloud computing, appelée « Phygital Workplace », ou comment le numérique améliore l’expérience physique de travail : des objets, écrans, capteurs connectés qui facilitent l’organisation d’échanges et de réunions au quotidien. Les cas d’usages ne manquent pas : capteurs de présence dans une salle pour faciliter sa réservation, ajustement de la température, écrans connectés démarrant automatiquement la réunion et invitant les participants concernés, affichage automatique du document de travail, ajustement de la lumière... Autant d’exemples qui peuvent séduire tant ils promettent non seulement de simplifier la vie quotidienne, de réduire significativement les couts de fonctionnement pour l’entreprise, mais aussi et surtout du matériel physique et des services cloud conçus pour fonctionner ensemble.

Des efforts d'adoption

Ces bénéfices promis reposent aussi sur le succès du déploiement de ces solutions au sein des entreprises. Si nous pouvons d’ores et déjà gager qu’il passera par un effort certain pour favoriser l’adoption de ces nouveaux usages, cela reposera également sur une organisation de projet fédérant des métiers qui n’ont pas forcément l’habitude de travailler ensemble : spécialistes de l’ameublement, architectes, services généraux, direction informatique et services RH, etc. Toutefois, cela est encore une autre histoire.

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