Qu'est-ce que l'Observatoire de la Digitalisation

Logo

le chiffre de Novembre

80%

Un salarié sur deux estime que l’ambiance et le cadre de travail importent dans les critères de choix d’un employeur.

L'interview

Marc Trilling

CEO Saegus

Revoir l'émission sur BFM Business

Même si le sujet de la digitalisation revêt plein d'autres aspects comme la mobilité, la donnée, la digitalisation des espaces de travail… Elle touche l'ensemble des salariés de près ou de loin et continue d’être un sujet central.

L'oeil de l'expert

Les opportunités restent là aussi nombreuses et l’accès à l’entreprenariat plus aisé. Une apparente tendance de fond et peut-être un encouragement pour les entreprises à créer davantage de cursus d’intrapreneuriat ?

Les enjeux du digital

Si pour encore une grande partie des entreprises, l’entrée dans l’ère du digital n’a pas encore été tout à fait consommée, l’impact sur les salariés a souvent été relégué à une priorité secondaire, l’enjeu restant essentiellement concentré sur les indicateurs métiers - ou dit différemment – l’augmentation des revenus ou la baisse de coûts. Cette vision n’est pas forcément critiquable tant il convient d’admettre qu’à quelques exceptions, sans modèle économique viable, l’entreprise ne survit pas toujours longtemps (excluons ici les startups à hyper croissance dont la viabilité n’est pas le premier objectif à court terme). Ce modèle économique d’ailleurs, avec l’arrivée de nouvelles startups capables de devenir rapidement de vrais compétiteurs, impose aux entreprises de toujours rester en alerte et vigilantes quant à l’évolution de leurs métiers, et des attentes de leur marché.

Digital et culture d’entreprise

Rester vigilant, innover (concrètement et tactiquement) et s’adapter: sur qui cela repose-t-il au fond ? A moins d’avoir des leaders omniscients, les entreprises ont tout intérêt à démultiplier leurs chances en misant encore davantage sur leurs premiers actifs : les salariés. Si cela repose d’abord sur une culture différente (moins hiérarchique, plus participative et inclusive, moins contrôlée, plus ouverte et agile), les outils du quotidiens (et leurs nouveaux usages) restent des leviers essentiels pour faciliter cette transition.

Le terreau de l’intrapreneuriat

Les salariés français apportent aujourd’hui un éclairage intéressant et semblent n’avoir jamais été aussi prêts pour cette transition. D’anciennes craintes subsistent bien-sûr (augmentation du stress, deshumanisation des relations…), mais nous trouvons aussi un certain niveau de confiance et de projection dans les opportunités possibles, qui n’existaient pas avant (notamment en ce qui concerne l’autonomie ou la créativité). Mieux encore, les salariés semblent aller plus loin dans cette ère digitale jusqu’à y voir la possibilité de devenir indépendant et ainsi complétement autonome puisqu’il est vrai que les opportunités restent là aussi nombreuses et l’accès à l’entreprenariat plus aisé. Une apparente tendance de fond et peut-être un encouragement pour les entreprises à créer davantage de cursus d’intrapreneuriat ?

Une histoire de satisfaction

Tout est lié d’ailleurs, puisque les attentes intra-entreprises évoluent également : au-delà du salaire, l’ambiance et les espaces de travail prennent la première place des critères d’importance juste devant l’équilibre vie professionnelle/ vie personnelle. Les salariés expriment leur enthousiasme sur les opportunités du digital dans la mesure où ils disposent de plus d’autonomie, d’une ambiance et d’espaces de travail agréables. Rien de nouveau, mais cela vient souligner le fait que la route vers le succès tient peut-être davantage de la conviction que du retour sur investissement : si la performance de l’entreprise se démontre au travers d’indicateurs de revenus et de charges, elle passe d’abord par l’efficacité des salariés, elle-même dépendante de leur satisfaction au quotidien - dont le digital devient l’un des principaux leviers.

Télécharger l’étude détaillée