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La bascule agentique a quitté les démos

  • il y a 14 heures
  • 3 min de lecture

Il y a un an encore, l’IA agentique était une promesse, un concept de conférence, une slide dans un comité de direction. En 2026, les agents sont au cœur des usages de l’IA. Selon la dernière étude Odoxa menée pour Saegus (juin 2026), 17 % des salariés utilisant l'IA ont déjà créé un agent ou un groupe d'agents — 9 % un agent seul, 8 % un "super-agent" orchestrant plusieurs tâches. Ils n'étaient qu'une poignée à l'oser il y a quelques mois. Ce sont désormais un salarié sur cinq à être passés de l'autre côté du miroir : de l'usage de l'IA à sa programmation.


Le signal est net, mais il ne dit pas tout. Car dans le même temps, l'écart se creuse entre ceux qui savent et ceux qui attendent. 82 % des salariés n'ont, à ce jour, jamais créé le moindre agent. Et le facteur qui sépare les deux camps n'est ni l'âge, ni la fonction : c'est la formation. Chez les salariés formés à l'IA par leur entreprise, le taux de création d'agents grimpe à 33 %, quasiment le double de la moyenne. La compétence ne s'improvise pas ; elle s'organise.


La création d'agents IA par les salariés est pour l'instant limitée à celles et ceux qui ont reçu une formation

Les chiffres clés :
- 9 % des salariés utilisant l'IA au travail ont déjà créé un agent
- 8 % d'entre eux ont déjà créé un groupe d'agents IA (super-agent)
- Ils sont 82 % à n'avoir jamais créé d'agent IA
- 1 % d'entre eux ne se sont pas prononcés

Extrait de l'étude : "L'IA en entreprise en 2026, son évolution réelle, entre craintes et réalités"

Publiée en juin 2026 par Saegus

Un potentiel que l'on sait immense — et que l'on peine encore à saisir


Le paradoxe de 2026 tient en un chiffre : 92 % des salariés qui utilisent l'IA estiment qu'elle a un potentiel supérieur à ce qu'ils en exploitent aujourd'hui — six points de plus qu'en 2025 (source : L'IA et les Français au travail, une relation en devenir — publiée en septembre 2025). Autrement dit, la confiance dans la technologie n'a jamais été aussi forte, mais la conscience de son sous-emploi progresse tout autant. 60 % des salariés disent exploiter "une partie" de ce potentiel, 32 % à peine "une infime partie" (contre 28 % en 2025), et seuls 8 % estiment avoir atteint leur plein potentiel d'usage, contre 14 % un an plus tôt.


Le sentiment de maîtrise recule au moment même où les usages se sophistiquent : plus les salariés avancent dans l'IA, plus ils perçoivent l'ampleur du chemin qu'il reste à parcourir.


Le potentiel de l'IA est perçu comme sous-exploité par les salariés utilisant l'IA au travail

Les chiffres clés :
- 32 % estiment n'exploiter qu'une infime partie de son potentiel
- 60 % pensent exploiter une partie de son potentiel
- Seuls 8 % estiment avoir déjà atteint le plein potentiel de l'IA dans l'utilisation qu'ils en ont

Extrait de l'étude : "L'IA en entreprise en 2026, son évolution réelle, entre craintes et réalités"

Publiée en juin 2026 par Saegus
Extrait de l'étude "L'IA en entreprise en 2026 : son évolution réelle, entre craintes et réalités"

Un 2026, l'année où il faut opérationnaliser


Ces chiffres racontent une bascule, pas un plateau. La phase de test — celle des prompts isolés, des usages individuels, des expérimentations sans méthode — touche à sa fin. Les entreprises qui structurent la montée en compétences de leurs équipes voient déjà le double de créateurs d'agents. Celles qui laissent chaque salarié expérimenter seul risquent de transformer un potentiel collectif en une compétence de niche, réservée à quelques initiés.


Le constat est là : la structuration devient la variable qui fait la différence. Former, cadrer, outiller, industrialiser les cas d'usage — c'est le chantier que 2026 impose à toutes les organisations qui veulent transformer l'intérêt pour l'IA agentique en avantage opérationnel réel.


Pour lire l'étude complète, cliquez ci-dessous.




À PROPOS

Fondé en 2014, Saegus est un cabinet de conseil qui accompagne les entreprises dans leur transition vers un modèle intégrant l’intelligence artificielle. Saegus bouscule les codes du marché du conseil grâce à son savoir-faire dans l’adoption des nouveaux usages, associé à son expertise historique des outil collaboratifs, de la data et de l'IA. Distingué comme l'un des Champions de la Croissance 2026 par Les Échos, Saegus est choisi par des grands groupes du CAC 40/SBF 120 (Safran, LVMH, L’Oréal, BNP Paribas, Saint-Gobain, TotalEnergies...) pour les aider à repenser leurs projets par expérimentations successives. Le cabinet doit sa singularité à des déclinaisons opérationnelles et innovantes en matière d’usages digitaux. C’est d’ailleurs de ce principe qu’est né le nom de Saegus, anagramme du terme “usages”.

 

Site internet : https://www.saegus.com/

Pour consulter nos offres d’emploi : https://careers.saegus.com/#job



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